Assistant de service social

Le titre est protégé : nul ne peut l'exercer sans le diplôme d'État correspondant. La profession est également soumise au secret professionnel, au même titre que les médecins et les avocats, ce qui la distingue nettement des autres métiers de l'accompagnement social et explique une bonne part de ses règles de fonctionnement.

Diplôme

Le diplôme d'État se prépare en trois ans après le baccalauréat, dans un établissement de formation en travail social. Il vaut grade de licence depuis la réforme de 2018, ce qui ouvre l'accès aux masters. La formation alterne les enseignements théoriques, droit, politiques sociales, sociologie, psychologie, et des stages qui représentent au total une année et demie de terrain.

Où l'on exerce

Les départements, à travers les services sociaux polyvalents et l'aide sociale à l'enfance, restent le premier employeur. Suivent les hôpitaux, l'Éducation nationale, les caisses de sécurité sociale, les bailleurs sociaux, les entreprises et les associations. Le contenu du travail varie fortement d'un poste à l'autre : un service social scolaire et un service social hospitalier n'ont en commun que la méthode.

Secret professionnel

Il s'impose et sa violation est pénalement sanctionnée. Deux exceptions importantes l'encadrent : l'obligation de signaler les privations et sévices infligés à un mineur ou à une personne vulnérable, et le partage d'informations entre professionnels intervenant auprès d'une même personne, limité à ce qui est strictement nécessaire à l'accompagnement. Cette tension entre confidentialité et protection constitue le cœur des questions déontologiques du métier.